Alors évidemment, au regard de l’actualité, dire que le monde appartient aux gentils semble un tantinet surprenant, voir naïf 🧸 ! Eh bien Alexandra Puppinck Bortoli pense le contraire et nous prouve qu’elle a raison ! Être gentil n’est pourtant pas une qualité innée. Il faut, comme le précisaient Aristote et Sénèque, composer avec notre tempérament pour en tirer des vertus. Issu de « gens » qui désigne à l’origine des personnes d’un même peuple 👥, on le retrouve dans la Bible où Paul est désigné comme l’apôtre des « gentils » puis plus tard dans les mots « gentilhomme » ou « gentleman », avant qu’il ne prenne une connotation plus péjorative. La gentillesse est présente dans toutes les spiritualités car elle est vise le beau, le bien, le juste. C’est donc une sagesse qui se fait discernement, humilité, responsabilité, empathie,...Mais elle a un revers : être pris pour un idiot 🤤, aller jusqu’à se soumettre, faire preuve de lâcheté face à « la banalité du mal » comme l’appelait Hannah...
Le moins que l’on puisse dire c’est que Joseph de Nazareth est une figure discrète 🫣 des Évangiles. Il a pourtant un rôle de premier plan puisqu’il accueille le Verbe fait chair et affiche une confiance absolue en Dieu. Ce livre propose de mieux le découvrir, à partir d’une méthode de lecture issue de la tradition juive qui s’appuie sur la répétition dans la Bible. Le prénom « Joseph » signifie « Dieu ajoute » qui est une prémonition pour ceux qui le portent : dans la Genèse, Joseph, enfant inespéré d’une femme stérile, va produire une grande lignée🍼; celui de l’Évangile accueille Marie et Jésus et se retrouve ainsi père d’une multitude de chrétiens. Tous deux sont guidés par des songes et défient les lois humaines pour obéir à une mission divine. Joseph de Nazareth incarne une justice (Mt 1,19) qui transcende les règles : il épouse Marie contre les convenances, protège l’enfant Jésus et suit sans hésiter, tout comme le premier Joseph, les conseils d’un ange. Sa justice n’est donc pa...