Notre société semble vouloir confiner Jésus entre les murs des églises ⛪ mais tentons-nous de lui venir en aide ou bien sommes-nous si occupé(e)s par nos vaines batailles liturgiques que nous en oublions le « aimez-vous les uns les autres » et la présence des non-croyants ? Dans ce petit livre, l’auteur interroge les chrétiens sur leur fidélité au message du Christ et cherche des réponses aux problèmes rencontrés par l’Église que ce soit les clercs ou les laïcs.
Nous nous privons désormais, nous dit-il, de gestes d’affection 🫂 envers les malades ou bien les enfants, comme si la peur avait remplacé la compassion. Les mains qui autrefois bénissaient ou réconfortaient se croisent aujourd’hui dans le vide, victime d’une morale malade. L’auteur rappelle également que la justice divine ose l’impensable : pardonner soixante-dix-sept fois, éduquant les enfants à la responsabilité plutôt qu’à la vengeance. Ne réduisons donc pas le pardon à de simples transactions financières.
Le monde se virtualise mais la relation au Christ ne se vit pas à travers un écran 📱. Les prières et méditations devraient être ces lieux où le divin réenchante le réel et invite à se tourner vers l’autre. Pourtant, nous préférons souvent l’entre-soi rassurant, où rien ne dérange et où l’Évangile ne vient plus bousculer nos certitudes.
Dans un style enflammé, parfois drôle mais jamais moralisateur, l’auteur rappelle que rester fidèle à la folie de la Parole exige d’abandonner notre bon sens pour être capables, comme le Christ sur les routes 🛣️ de Galilée, de nous laisser déranger, arrêter et oser l’imprévisible à travers la rencontre.
[Il nous faut] un bain d’Évangile où nous ne ferions plus seulement trempette une petite heure, le temps de préparer la soupe homilétique à servir aux baptisés durant sept minutes le dimanche, mais un bain où l'on se noierait corps et âme dans la pensée du Christ,en baptême non plus d'eau mais de feu, suivi d'un bain de soleil marial brûlant [...]

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